Cet ange de l’apocalypse, découvert en fouilles sous l’actuel Hôtel-Dieu, provient sans doute d’une ancienne église de l’Île de la Cité. Il est le témoin de l’intense activité artistique à l’époque où Paris devient capitale, sous les premiers Capétiens, au moment même où naît l’art gothique.
La partie ondoyante placée sous les pieds de l'ange représente le flot de la mer. Jean-René Gaborit propose de voir, dans l'objet tenue par l'ange, une meule de pierre ; la scène serait alors une illustration d'un passage de l'Apocalypse où un ange prédit la ruine de Babylone (Ap. XVIII, 20).